Irrécupérables Français!
(Gizli bir okurum zahmet etmiş, ”Bu Fransızları ne yapmalı?”başlıklı yazımı Fransızca’ya çevirmiş sağolsun. Çeviri üzerinde bir miktar çalıştıktan sonra burada yayınlamaya karar verdik. Yorumlarınızı bekliyoruz.)
(traduction de Ival revue par l’auteur)
Des ostrogoths, voilà tout. Il ne faut attendre d’eux ni de faire preuve de diplomatie ni de renoncer ne serait-ce qu’un instant à la légendaire arrogance française afin d’analyser les événements avec un brin d’objectivité.
On ne présente plus – à gauche sur la photo – le Président de la République Française Nicolas Sarkozy (il ira loin ce petit).
Je n’en peux plus de traduire ses discours ; sa bougeotte, ses ricanements si peu présidentiels, sa manie de se toucher le nez, ses hommages sans considération ont fini par me rendre malade. « Comme si tu te le tapais si souvent ? » me direz-vous. Eh bien figurez-vous que je le croise plus souvent que ma sœur qui habite pourtant sous le même toit.
Certains peuvent ne pas connaître celui qui figure à droite. Rien de plus normal. Il s’agit de sieur Bernard Kouchner, Ministre des Affaires Etrangères de son état. Même si je vois ce bon-à-rien moins fréquemment que son compère Sarkozy, il semble que lui non plus n’arrive pas à contrôler ses membres articulés et à articuler sa parole. Lors de la conférence de presse qui suivait le sommet pour l’union pour la méditerranée, il a carrément prié son homologue turc Ali Babacan de se grouiller car il avait un autre rendez-vous. L’interprète a, fort professionnellement, utilisé une formule plus délicate du type « un programme chargé nous contraint à limiter la durée de ce rendez-vous avec la presse ». Quand je vous disais que la diplomatie leur était totalement étrangère…
Mais cela ne nous dit toujours pas pourquoi ils déclenchent en moi un tel énervement. Je m’explique. Si vous suivez l’actualité, vous savez sans doute que la Turquie avait exprimé ses réserves sur la candidature de Rasmussen au poste de secrétaire général de l’OTAN et qu’Obama, lors du sommet Etats-Unis-UE qui se tenait à Prague juste avant sa venue à Ankara, a soutenu explicitement l’entrée de la Turquie dans l’UE. Notons au passage que ceci n’est pas un scoop : les Etats-Unis soutiennent avec une constance sans faille l’entrée de la Turquie dans l’Union.
Commençons par ce qui m’a énervé chez Kouchner ; mon véritable énervement provient de Sarkozy.
Sieur Kouchner, invité d’Apathie sur RTL – sinistre individu dont je ne détaillerai pas la position clairement antiturque – déclare qu’il n’est plus favorable à l’entrée de la Turquie dans l’Union depuis le sommet de l’OTAN. Ce retournement de veste s’expliquerait donc par le fait que la Turquie a osé exprimer clairement sa position et choisi de peser dans les négociations. Et, comme elle pourrait remettre ça dans le cadre de l’UE, mieux vaudrait donc ne plus la soutenir. Et puis quoi encore ? On devrait peser autant que Malte ou Andorre ? On n’aurait pas le droit de défendre nos intérêts ? Apparemment, on devrait dire amen à tout et ne pas prétendre avoir la moindre influence sur le fonctionnement de l’union !
Bon et Sarkozy alors, qu’a-t-il fait celui-là ? Interrogé sur le soutien d’Obama à la candidature turque, il a déclaré que l’élargissement était l’affaire des pays membres et que sa position – contre, donc – ne changerait pas. Tout est dans le « ne changerait pas ». Voilà un homme qui peut affirmer que sa position ne changera pas, indépendamment du fait que les négociations en vue d’une adhésion à part entière sont ouvertes avec l’ensemble des pays membres et des progrès éventuels de la Turquie pour se conformer à l’acquis communautaire – c’est d’ailleurs la raison d’être du processus d’adhésion. Ce qui pose naturellement la question suivante : une fois que la Turquie sera (soyons optimistes) démocratique, qu’elle aura réglé les conflits historiques, normalisé les relations diplomatiques avec ses voisins, qu’elle sera devenue moderne, quelle pourra alors être l’attitude de Sarkozy ? « OK, vous remplissez les critères de Copenhague mais je ne veux pas de vous, NA ! ». «Mais vas-y, roule-toi par terre tant que tu y es ! » ?
Alors comment aurait-il pu ou dû s’y prendre ? Son hostilité envers la Turquie n’est un secret pour personne. Que le gars soit étroit d’esprit non plus. Il n’est d’ailleurs pas le seul dans l’Union aujourd’hui opposé à l’entrée de la Turquie. Il y a notamment Merkel, dont la position hostile à une adhésion est claire mais plus subtilement exprimée : « Les négociations d’adhésion avec la Turquie sont entamées mais je doute que ce pays soit déjà prêt ». Pareil pour Barosso : « Nous remercions Obama pour ses propos. Les négociations continuent ».
Des ostrogoths, qu’on vous dit !






Kim ne demiş?